

Alors que le ciel bleu couvrait la France victorieuse au lendemain de la victoire de Paris, que le Président Lux auréolé de sa victoire décisive se tenait fièrement en première ligne, tel le fer de la lance implacable de la Nation, que le pays se redressait, non pas dans la paix, mais dans l’adversité, la guerre frappa de nouveau violemment notre chère Patrie ! D’abord dans la colonie anglaise, qui, vive comme jamais, récupéra une autonomie temporaire en empêchant Plymouth de se développer sous l’aile de la généreuse France, et en poursuivant son ambitieux combat à Norwich. Ensuite, elle frappa une fois de plus de la rive droite du Rhin, où l’ambitieuse attaque défensive sur Stuttgart échoua par manque de soutiens, aussi bien intérieurs qu’extérieurs. Strasbourg, ville martyr, ravagée par la sauvagerie une fois de plus, tomba entre les mains fermes et implacables des allemands, qui, forts de leur succès renouvelé, ne commirent pas l’erreur d’attaquer Paris une fois de plus.

Apprenant de leurs erreurs, contrairement à nous, l’armée allemande fondit sur la majestueuse citée phocéenne de Marseille, centre sanitaire principal de la France depuis peu de temps. Le gouvernement français,occupé à la fois par la pacification de la colonie anglaise, ainsi que par la libération de Strasbourg, fut pris au dépourvu, complètement décontenancé. Seul le président Lux, prompt à réagir, se rendit à Marseille pour peser de tout son poids, aussi bien symbolique que militaire, dans la balance. Des témoins affirment l’avoir vu, aidant des blessés de guerre à évacuer les hôpitaux, avant de repartir au front, arme à la main. Cependant, cette promptitude présidentielle cacherait un grave problème de coordination politique au sommet de notre Etat.

Les bruits de couloirs parvenus jusqu’à la rédaction font état de manque de communication entre les différents ministères et le chef de l’Etat, et ce, même bien avant la dernière offensive allemande. Des groupes d’influence, fidèles au président Coarach seraient à l'œuvre pour faire échouer l’actuel locataire de l’Elysée. Fameux exemple de cette absence de coordination, voire même de sabotage institutionnel : le développement du centre hospitalier de Marseille, déconseillé vivement par le ministre des armées LeTunisien, aura été fait malgré l’importance et la justesse de cet avis éclairé. Qui est à la manœuvre, et pour quelle raison ? Querelles politiques ? Haute trahison ? La seule chose qui en découle est la probité du président : le gouvernement a annoncé abandonner la défense de Marseille au profit des autres fronts, pendant que le président paie de sa personne au combat à Marseille. Voilà un exemple pour la Nation ! Et la Nation le sait, car elle aussi défend sa terre, malgré la position du gouvernement. Vive le président Lux, et surtout, vive la France !


Jean de Tounens
