ENQUÊTE — 700 jours de pouvoir, 7 guerres en Colombie, zéro stratégie : les archives que le gouvernement préfère oublier

Le Coq Déchaîné a lu les quatorze volumes des chroniques nationales. On y trouve un pouvoir concentré entre deux hommes, des guerres déclenchées puis perdues, des conquêtes envolées, des alliances bafouées et une France de plus en plus isolée.

Le Coq Déchaîné — Enquête

Les chroniques de la bibliothèque nationale sont publiques, mais peu de gens les lisent. Nous l’avons fait, volume après volume, du jour 3 au jour 732, et nous avons complété ces archives par les relations diplomatiques et les chiffres officiels du jour 744. Chaque fait cité ici en provient. Rien n’est inventé. Tout est vérifiable.

I. Les deux mêmes hommes depuis 700 jours

Commençons par une question simple : qui gouverne la France ?

Sur les 19 élections présidentielles retrouvées dans les archives, 15 ont été remportées par deux hommes :

  • Majestic Doggo, élu président au moins 9 fois, du jour 125 au jour 732 ;

  • TikazZ, élu président 6 fois : dès le jour 6, puis cinq fois d’affilée du jour 518 au jour 640.

Les quatre autres victoires reviennent à Bobi Coarach (deux fois), Lux et Desmoulins. La présidence de ce dernier, au jour 702, n’aura duré qu’un mandat : Majestic Doggo a repris le pouvoir trente jours plus tard.

Aujourd’hui, Majestic Doggo est président. TikazZ est vice-président et ministre de la Défense. Le pouvoir ne tourne pas en France : il s’échange entre deux personnes.

C’est donc à eux qu’il faut demander des comptes, car presque tout ce qui suit s’est produit sous leurs présidences.

II. La Colombie : sept guerres pour trois régions

La France tient aujourd’hui Medellín, Cali et Barranquilla. C’est le seul gain durable de son histoire hors de l’Hexagone, et le gouvernement aime s’en vanter. Voici ce qu’il ne raconte pas.

Sept déclarations de guerre. La France a déclaré la guerre à la Colombie aux jours 324, 461, 478, 560, 615, 621 et 677. Le ministre Luc l’a lui-même reconnu dans un échange public : « L’URL n’a jamais commencé une guerre, seule la France l’a fait ».

Des conquêtes perdues. En chemin, la France a pris puis perdu Bogota, la capitale, à trois reprises. Elle a aussi perdu Cúcuta et Mitú. Reprise au jour 617, Mitú n’est restée française que trois jours.

L’humiliation des jours 620 à 625. Sous la présidence de TikazZ, le front colombien s’effondre. En quatre jours, la France perd Mitú, Cali, Bogota, Medellín et Barranquilla. La Colombie contre-attaque : elle occupe Marseille au jour 624, Strasbourg au jour 625, et lance une invasion de Paris. La France reprendra Marseille au jour 625 et Strasbourg, définitivement, au jour 630. Une puissance sud-américaine sur le sol français : voilà où a mené l’aventure colombienne.

Des bombes à l’autre bout du monde. Juste avant cette débâcle, entre les jours 615 et 619, la France a déclenché sept frappes nucléaires : cinq sur Perth, une sur Brisbane et une sur Kashgar, à des milliers de kilomètres du front colombien. Quelques jours plus tard, l’ennemi marchait sur Paris.

L’homme qui présidait à ce désastre est aujourd’hui ministre de la Défense.

III. Le cimetière des conquêtes

La Colombie n’est pas une exception. Les archives révèlent un schéma qui se répète.

La Chine (présidence Majestic Doggo). À partir du jour 203, la France conquiert Kunming, Shenzhen, Shanghai, Lhasa, Kashgar et même Beijing. En quelques semaines, tout est perdu.

Les Philippines (présidence Majestic Doggo). Tacloban, Cebu et Puerto Princesa sont conquises, puis perdues les unes après les autres.

L’Italie (présidence TikazZ). Entre les jours 586 et 608, la France lance sept invasions de Catane, puis une huitième au jour 687. Catane n’est jamais tombée. Au jour 676, la France prend Milan, et la perd dès le lendemain.

La France sait conquérir. Elle ne sait pas garder. Chaque offensive coûte des armes, de l’énergie et de l’or, et ne laisse rien derrière elle.

IV. Des alliances qui ne valent rien

Une nation se juge aussi à sa parole, et les archives sont accablantes.

  • Les États-Unis : la France a signé une alliance avec eux sept fois. Elle leur a pourtant déclaré la guerre aux jours 325 et 462, et leur a imposé deux embargos, aux jours 641 et 727.

  • L’Italie : alliée au jour 315, ennemie au jour 337, de nouveau alliée aux jours 428, 461 et 615, puis attaquée encore au jour 687.

  • L’Allemagne : elle a déclaré la guerre à la France six fois, et la France a pourtant renouvelé son alliance avec elle plus d’une douzaine de fois.

  • La Croatie, présentée aujourd’hui comme une alliée, a pris Mitú à la France au jour 478.

  • L’Arabie saoudite : alliée au jour 96, frappée d’un embargo français au jour 308, elle a rendu la pareille au jour 621.

Une alliance qui change tous les cent jours n’est pas une diplomatie. C’est de l’improvisation.

V. Une France isolée

Cette politique a un résultat : l’isolement. Les archives recensent neuf embargos imposés à la France par huit pays : la Turquie, la Corée du Sud (deux fois), les États-Unis, la Slovénie, la Hongrie, la Macédoine du Nord, la Bulgarie et l’Arabie saoudite.

Et les quatre alliés actuels de la France ne forment pas un bloc. La Pologne est en guerre contre la Bulgarie, la Macédoine du Nord et l’Ukraine. La Croatie se bat contre l’Ukraine… et contre la Grèce. Deux alliés de la France se font la guerre entre eux, pendant que Paris signe avec les deux.

Toutes ces alliances expirent le 21 octobre. Le gouvernement les renouvellera-t-il les yeux fermés ?

VI. Une nation qui ne se protège pas

Pendant que ses dirigeants partaient conquérir la Chine, la Colombie ou l’Italie, la France elle-même a été envahie à de multiples reprises :

  • par la Lituanie, qui a conquis Nantes, Toulouse, Marseille, Strasbourg et Ajaccio dès les premiers jours, et deux fois Paris, sous la présidence de TikazZ ;

  • par l’Allemagne, qui a pris Paris au jour 101 ;

  • par la Slovénie, qui a pris Paris au jour 316, sous la présidence de Majestic Doggo ;

  • par la Colombie, qui a occupé Marseille et Strasbourg puis marché sur Paris aux jours 624 et 625, sous la présidence de TikazZ.

Paris est tombée au moins quatre fois. Trois de ces chutes ont eu lieu sous TikazZ ou Majestic Doggo.

VII. Les questions auxquelles le gouvernement doit répondre

Le Coq Déchaîné pose publiquement les questions suivantes au président Majestic Doggo, au vice-président TikazZ et au ministre Luc :

  1. Pourquoi la France a-t-elle déclaré la guerre à la Colombie sept fois ? Quel était l’objectif, et a-t-il été atteint ?

  2. Pourquoi des frappes nucléaires sur Perth, Brisbane et Kashgar, quelques jours avant que la Colombie n’envahisse la France ?

  3. Comment l’homme qui présidait pendant l’occupation de Marseille et de Strasbourg peut-il aujourd’hui diriger la Défense ?

  4. Qu’est-il resté des conquêtes en Chine et aux Philippines ?

  5. Pourquoi signer des alliances avec des pays que la France attaque ou boycotte quelques jours plus tard, et avec des pays qui se font la guerre entre eux ?

  6. Pourquoi plus de 1 000 gold dorment-ils dans les caisses de l’État, pendant que Nantes suffoque à près de 50 % de pollution et que le pays ne compte que 90 joueurs actifs sur 1 201 citoyens ?

Conclusion : la France mérite mieux

Les archives ne mentent pas. Elles racontent l’histoire d’un pouvoir concentré, de guerres lancées sans plan, de conquêtes abandonnées, d’une parole qui ne vaut rien et d’un pays laissé à l’abandon pendant que ses dirigeants jouaient aux conquérants.

La France a du courage. Ses joueurs ont du talent. Ce qui lui manque depuis 700 jours, c’est un gouvernement qui pense à elle avant de penser à ses guerres.

Il est temps que ça change.

Le Coq Déchaîné By Alfa